11951776_10206430306590321_6691717371811027492_n

Lancement du collectif les Jeunes avec Rousset

En marge des universités d’été du Parti Socialiste et du Mouvement des Jeunes Socialistes, les Jeunes Socialistes des fédérations de la nouvelle grande région Aquitaine – Limousin – Poitou-Charentes ont lancé le collectif les « Jeunes avec Rousset ». Ce collectif a vocation à rassembler tous les jeunes, encartés ou non, désireux de soutenir la candidature d’Alain Rousset aux élections régionales et de conserver la région à gauche. 

Les Jeunes Socialistes de la grande région ont profité de la rencontre organisée avec Alain Rousset à La Rochelle pour remettre au candidat et à son équipe une plateforme de 25 propositions. Cette plateforme est le fruit d’un travail collectif et démocratique des différentes fédérations qui ont toutes travaillé sur une des thématiques. Les travaux ont ensuite été synthétisés avant d’être de nouveau amendés par les fédérations.
 
Ce document contient de nombreuses propositions pour désenclaver les territoires ruraux, harmoniser les dispositifs jeunes qui pré-existaient dans les trois régions par le haut, permettre aux citoyens de participer d’avantage à la prise de décision à l’échelle de la grande région, investir dans du matériel numérique innovant pour les les lycéens, créer des technopôles capables de valoriser les atouts du territoire ou encore faire du territoire une région leader en matière d’accueil des étudiants …
Cette rencontre a également été l’occasion de faire un point sur l’organisation de la campagne et de préciser le rôle du collectif.
Pour suivre l’activité du collectif : @AvecRousset
 

Lire la suite

CNgEuS3WoAEinuK.jpg_large

Mot d’accueil de l’animateur fédéral aux universités d’été

Cher-e-s ami-e-s,

Cher-e-s camarades,

La fédération du Mouvement des Jeunes Socialistes de Charente-Maritime est heureuse de vous accueillir une nouvelle fois à La Rochelle pour ces universités d’été du PS et du MJS. Je voudrais, tout d’abord, remercier les permanents de Solférino, les militants socialistes de Charente-Maritime et nos camarades du service d’ordre qui permettent, chaque année, de faire de ce rendez-vous un succès.

Nos universités d’été constituent un temps fort de la rentrée politique et nous permettent de nous retrouver pour construire ensemble. La période agitée que nous connaissons à gauche, nous impose, plus encore que d’habitude, de faire de ce rendez-vous un temps de travail utile pour l’avenir.

Chacun d’entre nous est conscient de la difficulté dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. Les électeurs socialistes de 2012, nous ont sanctionné lors de toutes les élections intermédiaires, préférant se réfugier dans l’abstention. L’action de la gauche au pouvoir déçoit. Les avancées sociales obtenues depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande (mariage pour tous, réforme pénale, généralisation du tiers payant, réforme du collège, revalorisation des bourses, réforme des rythmes scolaires …) ne permettent pas d’atténuer ou de compenser les renoncements en matière économique et sociale.

La politique ce n’est pas seulement l’art de la synthèse, c’est également la capacité d’assumer ses valeurs et de respecter la parole donnée. Être socialiste c’est être en colère, refuser toutes les formes de résignation et combattre les inégalités et les injustices qui frappent les plus fragiles. Permettre aux salariés de s’émanciper grâce à des services publics de qualité et à une réduction du temps de travail, penser l’avenir dès à présent grâce à un nouveau modèle de développement, faire que notre génération vive mieux que la précédente, bâtir une école qui permette à chaque jeune de réussir, militer pour une meilleure répartition des richesses, relever le défi de la révolution numérique : voilà quelques idées qui constituent la colonne vertébrale du socialisme de demain.

Mais être socialiste c’est également repenser nos pratiques politiques et s’orienter vers une démocratie toujours plus ouverte et innovante.

On peut expliquer l’abstention, le désintérêt relatif des citoyens pour la vie politique et la montée du vote FN de plusieurs manières. Le sentiment que les gouvernements successifs sont impuissants à répondre à la crise multidimensionnelle que nous connaissons, la difficulté à différencier une politique de droite et une politique de gauche ou encore l’incapacité du monde politique à se renouveler sont des explications. Des structures militantes trop fermées, une professionnalisation excessive de la vie politique, un parlement inopérant à cause du quinquennat présidentiel, des instances de concertation et de participation insuffisamment développées et trop souvent inadaptées, un cumul des mandats dans le temps qui ne permet pas le changement des têtes et des idées…

De notre côté, les Jeunes Socialistes travaillent déjà à se rénover et à être fidèles à notre devoir d’impertinence qui a toujours fait notre force et notre capacité à bousculer nos ainés.

Dans cette optique de rénovation des pratiques, les Jeunes Socialistes de Charente-Maritime dénoncent l’attitude du Maire dissident de La Rochelle, qui avait choisi de se présenter malgré sa défaite aux primaires ouvertes qu’il avait pourtant lui même réclamé et regrettent qu’il intervienne, aujourd’hui, pour ouvrir nos universités d’été.

Être exemplaire c’est respecter la démocratie des partis même lorsqu’elle ne nous donne pas raison au niveau national comme au niveau local.

Clément Cunin,

Animateur fédéral

 

Lire la suite

Pour un renouveau de l’idéal socialiste du temps libéré

Il faut se dégager de la technocratie politique. Il faut passer au projet politique, à l’utopie même. Il faut arriver à ce que notre génération et plus encore notre société se détache de ses schémas habituels pour inventer de nouvelles formes d’action.

Le mot de Christiane Taubira vendredi sur la semaine de 32 heures est à la fois un relan de technocratie politique et un appel du pied à l’utopie politique en action.

D’abord, elle parle d’un rêve d’une semaine de 23 heures travaillées, ce qui est un cadre légal. Elle parle techniquement de la mise en oeuvre d’un projet politique. En continuant sa phrase, elle nous dit ce qu’elle ferait de ce temps au-delà du travail. Et c’est cette construction derrière le légal qui est le projet politique. Ensemble, la société, parce qu’elle est portée par une force commune supérieure, peut vouloir des choses irréalisables par chacun.

La force collective ne se montre que dans des projets que seule l’imagination limite. La France en 50 ans a goudronné tous ces chemins, a construit l’un des plus performants réseaux mondiaux de transports collectifs, elle est devenue un grand pays. La France est ce grand pays parce que les utopies politiques ont utilisé les outils réglementaires et législatifs pour les concrétiser. Les avancées qu’on appelle sociales sont d’abord le fruit d’un rêve collectif, d’un projet politique porté par des hommes et des femmes qui ont su transgresser les limites de leurs temps. (suite…)

Lire la suite

1907486_704991526276728_7740534972675336288_n

Les Jeunes Socialistes de Charente-Maritime en ordre de marche

Les adhérents du Mouvement des Jeunes Socialistes de Charente-Maritime se sont réunis en assemblée générale le vendredi 12 juin. Cette assemblée générale était l’occasion de présenter la fédération aux nouveaux adhérents. Un nouveau collectif fédéral a été élu et les militants ont élaboré une feuille de route pour les mois à venir. Le congrès national des Jeunes Socialistes marquera la fin de l’année 2015, ce temps fort de démocratie interne se déclinera sur le plan fédéral. Nous avons par ailleurs prévu d’organiser plusieurs actions et de mettre en place un temps fort de formation et une convention fédérale.

Lire la suite

Pape_François_Parlement_européen_Strasbourg_25_nov_2014_18

Exiger une nouvelle orientation de la construction européenne pour sortir de l’impasse

Depuis sa création l’Union Européenne soulève des inquiétudes souvent légitimes, parfois discutables. On accuse l’Europe de tous les maux, elle serait la seule responsable de nos difficultés économiques. En analysant le référendum de 2005 sur le TCE ou l’évolution des scores de l’extrême droite aux élections, on observe un désamour croissant des français pour l’Europe. La construction européenne est une initiative formidable. On peut par contre légitimement s’interroger sur l’orientation politique et économique qui domine depuis des années. Pour reconquérir les catégories populaires, et retrouver de la croissance, le Parti Socialiste se doit de revendiquer une nouvelle orientation pour l’Europe. Le désengagement financier des Etats, les politiques d’austérité et le démantèlement de nos systèmes de protection sociale sont les conséquences directes de certains traités européens imposés par les libéraux. Il faut changer de cap, construire une Europe démocratique. Le pouvoir du parlement européen (seule instance européenne élue) reste très limité, le poids des Etats est, aujourd’hui encore, prépondérant. Ce nouveau souffle démocratique est un préalable mais pas une fin en soi. La conservation de notre souveraineté, par exemple, budgétaire dans l’Europe actuelle est une nécessité pour préserver des marges de manœuvre et être en capacité de mener des politiques de relance par la demande. Dans le cadre d’une Europe sociale et démocratique, la question pourrait se poser différemment, on pourrait alors envisager de poursuivre les transferts de souveraineté à l’UE pour créer une véritable Europe fédérale. Pour retrouver de la croissance et de l’emploi en Europe, il sera nécessaire de mettre en place une harmonisation fiscale et sociale. La taxation des plus riches, au niveau européen, permettrait d’augmenter les recettes publiques des Etats membres, et donc de développer des services publics et d’élever le niveau de vie notamment dans certains pays de l’Est. Pour contrer le dumping fiscal et les tentatives de délocalisation, une harmonisation des impôts sur les sociétés dans l’ensemble des pays membres est indispensable. Ces premiers pas vers une harmonisation fiscale impliquent une lutte sans relâche contre les paradis fiscaux, notamment européens. Un nouveau projet politique pour l’Europe passe aussi par une émancipation vis-à-vis du monde de la finance. Comment, après la crise financière de 2008, peut-on encore croire à l’auto régulation des marchés financiers ? Il est impératif de mettre en place, une taxe sur les transactions financières. Par ailleurs, les Etats ne doivent plus être dépendant des marchés et des agences de notation, la Banque Centrale Européenne doit pouvoir leur prêter directement. Pour réduire le chômage, il faut bien évidemment en finir avec les politiques de rigueur, mais il faut également réfléchir à un nouvel acte dans la réduction et le partage du temps de travail. L’harmonisation en Europe ne doit pas se limiter à la fiscalité, plutôt que disserter sur le « coût du travail », mettons en place un SMIC européen ! Ce combat sera difficile, face à nous les conservateurs et les libéraux, très organisés, dominent en Europe. Le gouvernement va devoir se trouver des alliés, convaincre et encore convaincre ses partenaires. L’Europe idéale, dépeinte ici, ne se fera pas en un jour, le chemin sera long. Les victoires intermédiaires ne devront pas être méprisées, la situation actuelle d’impasse, dans laquelle nous ont conduit les libéraux, nous prouve qu’il est urgent de changer l’Europe !

Lire la suite

IUT_de_Nîmes_-_Amphithéâtre_3

Combattre la précarité étudiante en refondant le système d’aide sociale

Durant la campagne présidentielle, le candidat François Hollande s’était engagé à réformer le système d’aide sociale pour les étudiants. Le système de bourse n’a pas évolué depuis 60 ans, dans le même temps on a assisté à une massification de l’enseignement supérieur, le « public universitaire » a considérablement changé.

Les aides sociales versées, à l’heure actuelle, sont insuffisantes. En effet, le montant maximum des bourses est de 470€, très loin du seuil de pauvreté français fixé à 964€. De plus, il ne faut pas oublier, que 80% des étudiants sont exclus du système d’aide sociale, la situation sociale de ces étudiants non boursiers n’est pourtant pas plus réjouissante. Par ailleurs les exonérations fiscales et notamment la demi part fiscale accordée aux parents des étudiants revêt un caractère inégalitaire.

Depuis plusieurs années, la situation sociale des étudiants n’a cessé de se dégrader. Bien qu’en France, les frais d’inscription soient peu élevés (pour la plupart des formations), les frais annexes (logement, alimentation, sécurité sociale étudiante, manuels …) pèsent lourd dans le budget des étudiants. Plusieurs enquêtes ont montré que l’augmentation du cout de la vie étudiante est bien plus importante que l’évolution de l’inflation. Les étudiants ont tendance à s’appauvrir deux fois plus rapidement que le reste de la population.

Conséquence, 1 étudiant sur 2 est contraint de se salarier pour financer ses études supérieures. Or les statistiques montrent que le rythme des étudiants salariés n’est pas compatible avec la réussite universitaire. Beaucoup de jeunes, cessent donc d’étudier faute de moyens.

Il est donc urgent de refonder le système d’aide sociale, et de mettre en place une allocation permettant l’autonomie des étudiants et garantissant la démocratisation de l’enseignement supérieur.

Quel système imaginer ?

L’UNEF, le syndicat étudiant a très largement remporté les élections étudiantes en novembre dernier. Les étudiants ont donc majoritairement voté pour le concept d’allocation d’autonomie universelle porté depuis des années par le syndicat.

Il semble évident, compte tenu de la situation actuelle, que le nombre de boursiers doit fortement augmenter, le montant des aides doit être suffisant pour vivre. Si on considère que l’enseignement supérieur doit être un vecteur d’émancipation sociale, familiale, financière, il faudra également revoir les critères d’attribution pour prendre en compte la situation de l’étudiant et non plus celle de ses parents. Pour financer cette allocation, il faudra supprimer les exonérations fiscales accordées aux parents et redéployer les recettes vers  de l’aide directe aux étudiants.

Des négociations entre la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso et les organisations étudiantes viennent de s’ouvrir, affaire à suivre donc !

Lire la suite